traître


traître

traître, traîtresse [ trɛtr, trɛtrɛs ] n. et adj.
• 1080 ; lat. traditor
I N.
1Personne qui trahit, se rend coupable d'une trahison. délateur, judas, parjure, renégat, transfuge. « Le véritable traître [...] c'est celui qui vend sa foi, qui vend son âme » (Péguy). Loc. Prendre qqn EN TRAÎTRE, d'une manière perfide, sournoise.
2Par exagér. Vieilli Perfide, scélérat. « Traître, tu me gardais ce trait pour le dernier » (Molière).
II Adj.
1(XIIe) Qui trahit ou est capable de trahir. On l'accusa d'être traître à sa patrie, à sa cause, d'avoir trahi sa patrie. ⇒ déloyal, 1. faux, félon, fourbe, infidèle.
2(1552) Qui est dangereux sans le paraître, sans qu'on s'en doute. « La nappe d'eau traîtresse qui déjà imbibe tout le sol » (Maurois). « c'est traître le soleil d'aujourd'hui, disait la concierge [...] et on risque d'attraper du mal » (Sarraute).
Loc. (1798) Pas un traître mot : pas un seul mot. Il n'a pas dit un traître mot. Je ne savais pas un traître mot de cette affaire.
⊗ CONTR. Fidèle, loyal.

traître, traîtresse nom (latin traditor, -oris, de tradere, transmettre, avec l'influence de trahir) Personne qui se rend coupable d'une trahison. Littéraire. Personne qui agit avec perfidie : Ah ! la traîtresse ! elle cachait bien son jeu !traître, traîtresse (citations) nom (latin traditor, -oris, de tradere, transmettre, avec l'influence de trahir) Victor Hugo Besançon 1802-Paris 1885 La moitié d'un ami, c'est la moitié d'un traître. La Légende des siècles, le Cid exilé Théophile de Viau Clairac 1590-Paris 1626 Ah ! voici le poignard qui du sang de son maître S'est souillé lâchement : il en rougit, le traître ! Pyrame et Thisbé, V, 2, Thisbé traître, traîtresse (difficultés) nom (latin traditor, -oris, de tradere, transmettre, avec l'influence de trahir) Orthographe Avec un accent circonflexe. Accord 1. Lorsque le mot est adjectif, il peut ou non s'accorder : ici, les vagues sont traîtres ou sont traîtresses. 2. En traître, loc. adv., est invariable : elles m'ont pris en traître. Emploi et sens La forme féminine traîtresse est généralement employée pour désigner ou qualifier une femme dont la trahison est d'ordre sentimental, affectif : la traîtresse l'a trompé avec son meilleur ami. Dans ce sens, le mot est vieilli et n'est plus guère employé que par plaisanterie. - Pour désigner ou qualifier une femme dont la trahison relève du domaine militaire ou politique, on emploie plutôt la forme masculine traître : Mata Hari, considérée comme un traître, fut fusillée dans les fossés de Vincennes ; elle est tenue pour un traître par les militants de son ancien parti ; elle a été traître à sa patrie. ● traître, traîtresse (expressions) nom (latin traditor, -oris, de tradere, transmettre, avec l'influence de trahir) En traître, d'une façon perfide. ● traître, traîtresse (synonymes) nom (latin traditor, -oris, de tradere, transmettre, avec l'influence de trahir) Personne qui se rend coupable d'une trahison.
Synonymes :
- délateur
- félon
traître, traîtresse adjectif Qui trahit quelqu'un, une cause, etc. (invariable en genre) : Un espion traître à sa patrie. Qui est capable de faire du mal quand on ne s'y attend pas (littéraire) : Ce petit vin est traître.traître, traîtresse (expressions) adjectif Pas un traître mot, pas un seul mot. ● traître, traîtresse (synonymes) adjectif Qui trahit quelqu'un, une cause, etc. (invariable en genre)
Synonymes :
- déloyal
Contraires :
- fidèle
Qui est capable de faire du mal quand on ne...
Synonymes :

traître, traîtresse
adj. et n.
d1./d Qui commet une trahison. être traître à sa patrie. (Rem.: le féminin traîtresse est litt.)
|| n. m. Les traîtres seront fusillés.
|| Loc. adv. En traître: par trahison. Prendre qqn en traître.
d2./d Qui est plus dangereux, plus fort qu'il ne le paraît. Ces vins sucrés sont traîtres.
d3./d Loc. Fam. Il ne m'en a pas dit un traître mot, pas un seul mot.

⇒TRAÎTRE, TRAÎTRESSE, subst. et adj.
I. — Substantif
A. — Celui, celle qui trahit, qui se rend coupable d'une trahison. Synon. délateur, judas, parjure, renégat, transfuge. Le traître tient à sa merci l'État-major. On ne peut pas le condamner, il parlerait (CLEMENCEAU, Vers réparation, 1899, p. 75). Il y eut un traître parmi les apôtres (BILLY, Introïbo, 1939, p. 66).
B. — P. ext. Personne qui agit avec perfidie, qui est susceptible de nuire d'une manière hypocrite. Synon. félon, fourbe, perfide. Flatteries, bassesses d'un traître. Des imprécations éclataient, il y eut une poussée pour se jeter sur le traître. Eh quoi! il avait juré avec eux, la veille, et on le trouvait au fond, en compagnie des autres? (ZOLA, Germinal, 1885, p. 1415):
Un léger sourire vint sur les lèvres de la marquise. — Major, dit-elle, mon mari est un traître, ou plutôt c'est un mari comme il y en a tant, qui préfère un échiquier à sa femme, et qui, pour concilier ses devoirs et ses passions, met sa femme sous la protection de son ami.
PONSON DU TERR., Rocambole, t. 2, 1859, p. 191.
P. métaph. Marcel Proust m'initia à cette « mécanique » que tant de lettres et de confidences nous ont, depuis la mort de Proust, rendue familière; il appelait ainsi l'art de se conduire avec cette fameuse traîtresse qu'est la maladie (MORAND, Visit. du soir, 1949, p. 24).
♦ Personne infidèle en amour. Je me trouvais si en colère contre cette traîtresse, que j'avais résolu de partir de Gibraltar sans la revoir (MÉRIMÉE, Carmen, 1847, p. 61).
Traître de mélodrame. [P. réf. à l'acteur qui dans les anciens mélodrames, jouait les rôles de traître, de scélérat] Homme qui affecte des airs sombres, tragiques. Vous vous posez là comme un traître de mélodrame (BALZAC, Cous. Pons, 1847, p. 298). La grande figure du comte Mosca (...) n'est plus, dans la pièce de M. Paul Ginioty, qu'un personnage secondaire, d'allure médiocre, avec un petit air de traître de mélodrame (LÉAUTAUD, Théâtre M. Boissard, 1943, p. 46).
P. exagér., vx. [Sans impliquer de trahison] Bandit, scélérat. Mon traître de fils. On se pénètre. Nous avons l'un sur l'autre une obscure fenêtre, Et nous voyons nos cœurs sinistres. Ton amour, Ton dévouement, j'en ris, vieux traître (HUGO, Torquemada, 1882, p. 13).
En apostrophe injurieuse. Traîtres! lâches! que ne viennent-ils eux-mêmes jouir de mes larmes de démence et de rage? (HUGO, Han d'Isl., 1823, p. 110). Salomon: Ah! vous avez le temps (...) Le feu a pris dans la cave, et vous demeurez au grenier. David: Ah! double traître! (DUMAS père, Kean, 1836, II, 2e tabl., 1, p. 121).
Loc. En traître. D'une manière perfide; en agissant par surprise. Agir, attaquer en traître. — Ah! Tu m'as pris en traître! s'écria celui-ci en feignant une grande colère (CHAMPFL., Souffr. profess. Delteil, 1853, p. 26). Avais-je la cervelle éparse? Sans doute entre Auteuil et Bercy... Elle ne m'a pas pris en traître Sais-je pas sur le bout du doigt, Que toute honnête soupe doit Être brûlante ou ne pas être? (PONCHON, Muse cabaret, 1920, p. 157).
II. — Adjectif
A. — 1. [En parlant d'une pers.] Qui trahit ou est capable de trahir. Synon. déloyal, fourbe, perfide. Âme traîtresse. Eugénie eut peur d'être lâche et traîtresse en divulguant ces secrets que garde la société tout entière (BALZAC, Fille Ève, 1839, p. 188). Il s'est décelé en défendant les généraux traîtres et en réclamant les mesures criminelles d'une clémence intempestive (A. FRANCE, Dieux ont soif, 1912, p. 249).
— [Inv. en genre] Traître à. Traître à son roi, à sa cause. Les gueux capables de vouloir l'abandonner [Mayence] seraient fusillés sur-le-champ comme traîtres à la patrie (ERCKM.-CHATR., Hist. paysan, t. 2, 1870, p. 108). Morand promène des Asiatiques à Londres, des Américains en Syrie (...) il fait voir nos coutumes par ces yeux (...). Mais, en même temps, il s'arrange pour que ces visiteurs aient beaucoup perdu de leur pureté primitive et soient déjà tout à fait traîtres à leurs mœurs sans avoir tout à fait adopté les nôtres (SARTRE, Sit. II, 1948, p. 226).
2. [En parlant d'une chose] Vieilli. Qui a le caractère de la trahison, de la perfidie. Affabilité traîtresse; paroles traîtresses. Des faveurs traîtresses (Ac.).
B. — [Parfois inv. en genre] Qui est capable de faire du mal sans qu'on s'y attende, qui est plus dangereux qu'il ne paraît. Brume, pluie traîtresse; eaux stagnantes et traîtresses. Je vais en Espagne (...). Même les femmes en ont [des poignards] dans leurs corsets et dans leurs jarretières (...). Vrai, sans farce, il faut prendre garde, elles sont traîtres en diable (MÉRIMÉE, Mosaïque, 1833, p. 234). Il lui fallut bien, tout de même, traverser trois prés, sauter un traître petit ruisseau, où il faillit plonger les deux pieds à la fois (ALAIN-FOURNIER, Meaulnes, 1913, p. 61). Fam. [En parlant d'un vin] Je crois que tu deviens un peu fou, mon pauvre Auguste. C'est son Moselle [vin]... Il est si traître... (GIRAUDOUX, Ondine, 1939, I, 7, p. 60).
— [En parlant d'un animal] Méfiez-vous de ce chien, il est traître; prenez garde à ce cheval, il est traître. Les chats sont ordinairement traîtres (Ac.).
♦ [Dans un cont. métaph.] Que j'en ai levé par-là [quai Malaquais et quai Voltaire], de ces idées de sonnet! (...) plusieurs, m'ayant leurré longtemps, ont fini par s'envoler (...) d'autres (...) étaient de traîtres oiseaux à qui j'ai tordu le cou, de peur qu'ils n'allassent redire ce qui se passe chez moi (VEUILLOT, Odeurs de Paris, 1866, p. 466).
— [En parlant d'une maladie] J'espère que vous aurez quitté Carabanchel sans attendre un traître rhume, pour vous avertir qu'il fait toujours plus froid à la campagne qu'à la ville (MÉRIMÉE, Lettres ctesse de Montijo, t. 2, 1868, p. 355).
C. — Loc. fam. [L'adj. fonctionne comme un intensif de la nég.] Pas un traître mot. Pas un seul mot. Je n'ai pas compris un traître mot à ses explications. Madame d'Espard, qui depuis plus d'un mois ne voyait plus la princesse, et n'avait pas reçu d'elle un seul traître mot, vint, amenée par une excessive curiosité (BALZAC, Secrets Cadignan, 1839, p. 360). Le troisième hésita, puis se décida à commander:Same thing! L'aubergiste, qui ne comprenait pas un traître mot d'anglais, mais trop orgueilleux pour en rien laisser voir, servit les deux premiers (GUÈVREMONT, Survenant, 1945, p. 229).
P. anal. Tu n'avais pas un traître sou, au début de notre collage (PONCHON, Muse cabaret, 1920, p. 187).
Rare. [Dans une prop. affirm.] Tout ce que j'ai à dire au maréchal, c'est ce traître mot: « Voilà M. Grandet, excellent financier (...) » (STENDHAL, L. Leuwen, t. 3, 1835, p. 332).
REM. Traîtrillon, subst. masc., hapax. Le voilà [Marmont] (...) la consolation de la conscience des traîtrillons, quand ils se comparent et qu'ils s'absolvent en l'insultant (ARNOUX, Roi, 1956, p. 87).
Prononc. et Orth.:[], fém. [-]. Ac. 1694, 1718: traistre, traistresse; dep. 1740: traître, -esse. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1100 subst. masc. träitre « celui qui trahit » (Roland, éd. J. Bédier, 201); 1636 en traître « par trahison » (CORNEILLE, Cid, V, 6); 1798 (Ac.: On dit familièrement, Il ne m'en a pas dit le traître mot, pour dire, Il ne m'en a pas dit un mot); b) XIIIe s. subst. fém. traïtresse « femme qui trahit » (La Fille mal gardée, éd. P. Meyer ds Romania, t. 26, p. 89, vers 68); ca 1175 adj. traitresse « qui trahit, qui est perfide » (Chron. Ducs Normandie, éd. C. Fahlin, 4635); 2. 1552 adj. traitre « qui est plus dangereux qu'il n'y paraît » (RONSARD, Les Bacchanales, éd. P. Laumonier, t. 3, p. 211, vers 522); 3. 1647 subst. fém. traîtresse terme d'injure qui n'implique pas trahison ou perfidie (SCARRON, Jodelet, III, 7 ds LIVET Molière). Francisation d'apr. trahir du lat. traditor, -oris; le cas suj., parce que ce terme était fréq. empl. comme appellatif, l'a emporté sur le cas régime tradetur fin Xe s. (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 148) — XVe s. ds LA CURNE, s.v. traitour; cf. également la forme trahisseur « id. » XIVe s. (Gloss. lat.-fr., ms. Montp. H 110, f° 247 v° ds GDF., s.v. traisseur) — 1574 (Fr. PERRIN, Pourtraict, f° 23 r°, ibid.). Fréq. abs. littér.:1 651. Fréq. rel. littér.:XIXe s.: a) 2 147, b) 2 429; XXe s.: a) 3 823, b) 1 586. Bbg. ASCOLI (C. I.). Sagginoli diversi. Archivo glottologico italiano. 1890, t. 11, p. 440-441.

traître, traîtresse [tʀɛtʀ, tʀɛtʀɛs] adj. et n.
ÉTYM. 1080, Chanson de Roland; tradetur, v. 980; francisation du lat. traditor, d'après traïr (→ Trahir); le cas sujet l'a emporté sur le cas régime traïtor, « parce qu'il était fréquemment employé comme appellatif » (Bloch-Wartburg).
———
I N.
1 Celui, celle qui trahit (1., 2. et 4.). Trahison; délateur, espion, félon (cit. 6), judas, parjure, renégat, transfuge (→ Égorger, cit. 3; espion, cit. 1). || Traître qui livre, vend ses amis, qui se dérobe à son devoir, à la foi jurée.Par ext. Personne capable de nuire d'une manière hypocrite ( Perfide) ou par lâcheté ( Lâche). || Les flatteries, les bassesses d'un traître. || Traître de mélodrame : personnage traditionnel du théâtre, du roman populaire, dont l'air fourbe est comiquement exagéré.
1 Le traître est celui qui livre le trésor, ou le secret, ou les places de son maître, ou son maître lui-même à l'ennemi.
Voltaire, Essai sur les mœurs, CXXIII.
2 Le véritable traître, le traître au sens plein, au sens fort, au sens ancien de ce mot, c'est celui qui vend sa foi, qui vend son âme, qui livre son être même (…) qui trahit sa mystique pour entrer dans la politique (…)
Ch. Péguy, Notre jeunesse, p. 40.
Loc. En traître : d'une manière perfide, en trompant. Traîtreusement. || Attaquer, prendre qqn en traître (→ Assaillant, cit. 3; mouvement, cit. 34). || Un coup en traître (cf. fam. Un coup de pied en vache; une vacherie).Allus. littér. (par métaphore). || Il en rougit, le traître ! (→ Poignard, cit. 1).
3 Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître !
Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, I, 4.
2 (1642). Par exagér. Vx (langue class.). Bandit, scélérat. || Mon traître de fils (→ 2. Épier, cit. 10).(En apostrophe). || Traître ! (→ Complaisance, cit. 8; expédier, cit. 10; furieux, cit. 8).
4 Chose étrange d'aimer, et que pour ces traîtresses (les femmes)
Les hommes soient sujets à de telles faiblesses !
Molière, l'École des femmes, V, 4.
5 Je renonce à la Grèce, à Sparte, à son empire,
À toute ma famille; et c'est assez pour moi,
Traître, qu'elle ait produit un monstre comme toi.
Racine, Andromaque, V, 3.
———
II Adj.
1 (V. 1360). Qui trahit ou est capable de trahir. || Il serait assez traître pour nous dénoncer. Déloyal, faux, félon, fourbe, infidèle (II., 1.).|| Âme traîtresse (Corneille, Cinna, V, 1). || Langue traîtresse (→ 2. Adresse, cit. 9).Traître à… : qui trahit (celui ou ceux à qui il est lié, avec qui il devrait être solidaire). || Traître à son roi, à sa cause, à sa patrie ( Déserteur). || Traître à sa race (→ Draper, cit. 13).
(V. 1160). Littér. (Choses). Qui marque la traîtrise. || Masque ricaneur (cit.) et traître. || Traîtres yeux (→ Larme, cit. 5).Vieilli. Qui marque de la perfidie, qui est le fait d'un traître. || « Il lui a joué un tour bien traître. Des faveurs traîtresses » (Académie). || Des paroles traîtresses. Menteur (→ Ancrer, cit. 5).
6 Voilà une méchanceté bien grande ! et les hommes sont bien traîtres et scélérats !
Molière, Monsieur de Pourceaugnac, II, 4.
2 (1680). a Qui est capable de nuire, de faire du mal, sans qu'on puisse s'y attendre.(Animés). || Cheval traître, à qui il arrive de ruer, de mordre à l'improviste.(Choses). Qui est dangereux sans le paraître. || La nappe d'eau traîtresse (→ Inonder, cit. 3). || Raidillons (cit. 2) traîtres. || « Cette liqueur traîtresse » (Boileau, Voltaire, in Littré) : le vin.
b (1665). Inopiné; qui nuit sans être prévisible. || Une pluie traîtresse (→ Percer, cit. 9). || Un souffle traître (→ Parapluie, cit. 4).REM. Cet emploi est assez littéraire, sauf en attribut. || C'est traître, ce verglas. || Ce petit vin est traître (familier).
7 Partout, sous des formes innombrables, « traîtres » (« c'est traître le soleil d'aujourd'hui, disait la concierge, c'est traître et on risque d'attraper du mal… »), partout (…) cela vous happait au passage.
N. Sarraute, Tropismes, p. 17.
Loc. fam. (En phrase négative; d'abord « il ne m'en a pas dit le traître mot », Académie, 1798). Ne pas dire un traître mot, un seul mot (cf. Rester muet, se taire; → aussi Engueulade, cit. 2).Par anal. || Je ne possédais pas un traître liard (→ Maléficier, cit. 2), un traître sou.
8 Cela signifie-t-il proprement : il ne m'en a pas dit un mot qui trahît ce dont il s'agissait ? ou bien traître est-il un simple terme d'injure, comme qui dirait : un chien de mot ?
Littré, Dict., art. Traître.
9 Vous ne direz rien, pas un traître mot.
J. Romains, Volpone, III, 6.
CONTR. Féal, fidèle, loyal.
DÉR. Traîtreusement, traîtrise.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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